Qu’est-ce que la psychanalyse, à qui s’adresse-t-elle ?

J’ai lu dans un recueil de Sôseki  (1867–1916) auteur japonais de romans, nouvelles, et notamment de haïkus, une réponse, sous la forme d’une hypothèse, à une question que je me posais enfant concernant  un évènement faisant répétition  chaque année, enfin « faisait » répétition.

Avez-vous déjà vu à l’automne, plutôt à la campagne, quand le froid et l’humidité commencent à se faire sentir, des centaines voire plus d’hirondelles, se poser, extrêmement serrées sur les fils électriques ?

Il en arrive toujours plus, en silence, le fil ploie comme prêt à casser, elles se perchent toujours plus, se serrent encore.

Mais qu’est qui induit ce rassemblement ?  Nous savons qu’elles s’apprêtent à partir vers les pays chauds, mais pourquoi ce jour là ? Comment prennent-elles rendez-vous ?

Il semblerait que ce ne soit pas un cri de ralliement poussé par l’une d’entre elles en amont, donc pas avec la voix, mais le désir de l’une d’elles qui se propage comme un écho, une force les poussant à se rassembler puis tout d’un coup sans le moindre avertissement sonore s’envoler de concert.

Et bien je compare la psychanalyse à ce mouvement, non pas d’aile, mais au mouvement interne de notre désir, toujours désirant, et mû par l’ouverture vers l’avenir et notre devenir.

La psychanalyse s’adresse à tous et à toutes, c’est un espace de rencontre avec soi-même à nul autre pareil. Les mots sont pris de notre tissage corporel vers notre parole phonétique et nous nous surprenons à les entendre comme étant les nôtres, notre vérité.

Cette expérience est unique et singulière et en soulageant la souffrance, permet de comprendre ou en tout cas de saisir que nos certitudes vacillent pour laisser la place à l’inconnu, à l’étranger en soi.

Le thérapeute est là, en présence, à l’écoute de ce qui ne se dit pas, qui vient de l’inconscient porteur de la vérité singulière de chacun, et attentif aussi à ce qui se dit :

La douleur, la souffrance, le rejet, la maladie, l’incompréhension, le repli, le découragement et bien d’autres affects encore, qui font qu’un jour, nous poussons la porte d’un analyste.

Le psychanalyste est à l’écoute de toutes les problématiques et ne se considère pas comme spécialiste, ce qui serait antinomique, car le thérapeute  prend en compte la totalité de la personne, biologique et psychique.

Le psychanalyste ne commence pas par s’occuper du symptôme (dans la phobie par exemple) car celui-ci est celui qui parle, il dit ce qui ne va pas, il est la conséquence, pas le problème lui-même, il a pris la place des mots, et très souvent celui-ci disparaît, parfois même en quelques séances, car les mots ont pu se dire et s’entendre et alors le corps n’a plus besoin de prendre le relais de la communication.

Tout est affaire de lien, de relation avec l’autre, et nous cherchons souvent notre place au milieu de tous ces autres, dans notre famille, dans notre travail, avec nos amis.

Tout ceci n’est pas magique et voilà pourquoi, il faut un peu de temps pour des résultats qui tiennent au long cours. La psychanalyse est décriée à cause de cela,  les cures néanmoins durent parfois peu de temps, tout au plus quelques mois, la personne décidant que les bénéfices sont suffisant pour l’instant pour elle, rien ne l’empêche de revenir plus tard, au détour d’un coup dur que la vie sait si bien nous donner.

Sachez que les bénéfices sont immenses et de nombreux témoignages en font état.

Je reçois, vous l’aurez compris, toutes personnes en souffrance, y compris les couples, au travail, avec sa compagne ou son compagnon, avec ses enfants, ses parents.

Si vous vous sentez l’otage de TOC, de phobies, de peurs irraisonnées et traumatiques.

Si vous n’arrivez plus ou pas à choisir, à comprendre ce qui vous arrive, à partager, à aimer.

Si plusieurs médecins ou spécialistes continuent à vous dire que vous n’avez rien.

Je vous accueillerai et nous pourrons en parler.

Betty Testud

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